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Jan 13, 2013

Mix - Le papillon noir - mélodies mélancoliques et rythmes dansants du Moyen-Orient

Mise en contexte :

Sabah a le coeur brisé depuis que son amoureux, Sola, est parti en expédition sur le Nil à la recherche du mythique papillon noir. Au retour de Sola à Beyrouth, Sabah le récompensera en exécutant les danses du ventre les plus audacieuses de l'histoire du Moyen-Orient.

Scénario : Le grand Guy d'Amérique
Choix musical : Lg alias Croustille
Film à l'affiche : en mam'né

En attendant la sortie du film le Papillon Noir régalez-vous avec la bande sonore :


1- Al-Ashab / Beautiful Laila
2- Fairuz / Al Birit El Chalabiya
3- Filmon Wahbi / Mali Al-Gara
4- Sabah - Sola Cha Cha Cha
5-? / Egyptian Moon
6- Salag Ragab - Kahn El-Khaleely
7- ? / ?
8- Omar Korshid / Al Hob El Awal
9- Mohamed Jerrari / Sidi Mansour
10- ? / Nada
11- Toni Hanna / Medayye Albi ou Omri
12-Mohamed El Bakar / Raks El Dabka
13- John Berberian Ensemble / Nehevent Longa

Jul 4, 2012

Bonus du Liban + Plogue de Dj

Saah, Ya Jabal Ma Yehizak Rih/An Nada, La Voix De L'Orient, EMI, 1963. 


Après avoir mis en ligne mon billet sur le Liban, je me sentais légèrement coupable de ne pas avoir dit quelques mots sur la magnifique chanteuse Sabah.  Pour rectifier le tout, je vous propose ici un excellent 45tours que j'ai trouvé dernièrement. La face B est particulièrement bonne ! 


Face A : Ya Jabal Ma Yehizak Rih




Face B : An Nada Nada



Je profite de ce billet pour mentionner que ce Vendredi, je mettrai des disques dans le hall d'entrée du complexe Méduse dans le cadre du OFF festival d'été de Québec sous le sobriquet de DJ Croustille.  que voulez-vous j'aime les chips et les croûtes musicales. 

Jun 29, 2012

30 Liban



Tony Hanna, The best of Tony Hanna, La Voix de L’Orient, EMI, 1974.

Malgré sa petite taille et sa faible population, moins de 4 millions d’habitants, le Liban possède l’une des industries musicales les plus influentes du Moyen-Orient.  Pendant la période qui s’étend de la fin de  la Deuxième Guerre mondiale jusqu’aux années 1980,  le Liban accueillait les artistes et les intellectuels fuyant les régimes plus strictes et rigides de certains pays voisins. Ce phénomène entraîna la concentration d’artistes dans la capitale, Beirut, que certains appelaient le ‘Paris du Moyen-Orient’. Grâce à cette concentration, le pays est devenu le plus cosmopolite et libéral du Moyen-Orient et se développa comme un pôle culturel majeur qui ne trouvait d’égal qu’au Caire.  Malheureusement la guerre civile des années 1980 entraîna le déclin de l’industrie musicale du pays.

Fairuz est sans aucun doute la plus connue des chanteuses du Liban.  Pourtant, plusieurs autres artistes ont mené des carrières enviables comme le chanteur moustachu Toni Hanna.  Venu des montagnes, plus précisément d’un petit village traditionnel, Toni Hanna est rapidement devenu l’une des plus grandes stars du pays.  Selon les écrits, son succès serait lié à sa grande beauté et à son talent de danseur hors du commun.  La légende veut qu’on le surnommait le Elvis du Moyen-Orient en raison de son rythme de vie extravagant qui s'apparentait à celui des années 'Las Vegas' de la star américaine.  Du jour au lendemain, et au sommet de sa popularité, Toni Hanna mis fin mystérieusement à carrière.  Il semblerait qu’il ne sentait pas à l’aise dans ce système où règne l’hypocrisie et le magouillage.

Cet album de Toni Hanna est constitué de ses plus grands succès. La plupart des chansons s’apparente au style Dabke, un style de danse traditionnelle très populaire dans plusieurs pays tels que la Jordanie, la Syrie et la Palestine.  Ce style de danse est plutôt simple et consiste à se mettre en ligne avec les bras dans les airs tout en tapant du pied,  le tout accompagné d’une musique au rythme répétitif appuyant une mélodie jouée à la flûte, au oud ou encore sur un clavier dans sa version contemporaine (pensez ici à Omar Souleyman).  Le chanteur qui accompagne le tout utilise en masse les « Hey ! Hey ! Heya ! » pour motiver ses troupes à poursuivre la danse.  


Hidaya Hiday


Et comme ce disque est incroyable en voici une autre :

Medayye Albi ou Omri

Et la version instrumentale :

Medayye Albi ou Omri (instrumentale) // écoutez moi ce clavier de malade !


Nov 29, 2011

Turquie - Le retour !

                              (cimetière à l'entrée de Cavusin)

Et voilà.  L'équipe des Rhytmes étranges est maintenant de retour de Turquie ;un superbe voyage où nous avons séjourné +/- 5-6 jours en Cappadoce et +/-10-11 jours à Istanbul.  Un itinéraire recommandé.

                                           (Chats à Istabul : Mehmet I et Mehmet II)

              (Boutique de disques du Passage Ashlijan à proximité d'Istiklal dans le quartier Beyoglu)

En ce qui concerne les disques, il est facile d'en trouver à Istanbul.  Il est cependant plus difficile de trouver de bons disques à bons prix.    Si vous êtes comme moi et n'aimez pas dépenser de grosses sommes pour ces petites choses, je vous recommande de prendre le traversier et de vous rendre dans le quartier de Kadikoy.  Là, vous trouverez facilement de petits antiquaires et des disquaires un peu moins $$ que ceux localisé à proximité de l'avenue Istiklal.  Pour ma part, j'y ai trouvé une 20aine de 45 tours à +/- 10 tl l'unité (4euros/6$) incluant plusieurs d'Erkin Koray et de Cem Karaca.  En voici une petite sélection :

Erkin Koray - Çiçek Dagli - 1967
Sans doute un de mes 45 tours préférés d'Erkin Koray.   Directe et plus garage que ses enregistrements des années 1970. 


                                                                                        Edip Akbayram ve Dolstar, 1976. 
Un superbe 45 tours avec deux excellentes chansons avec Wah Wah, beats funky pis toutes.

Zalim Zalim
Khape Felek


                                                                         Baris Manco - Olum Allahin Emri, 1971
 Baris Manco est probablement une des plus grande figure de la culture populaire turque.  Mort en 1999, il a laissé sa marque dans la mémoire collective et son nom à un centre culturel de Kadikoy.

                                        


Ersen Ve Dasdalar - Done Sevdigim
Une belle balade aux allures prog/psych par ce grand chanteur pop.    +/- 1975


 Cem Karaca Ve Apaslar - Karacaoglan, 1967
 Premier 45 tours de ce grand maître de la musique psychadélique Turque.  Cem Karaca enregistra par la suite, avec les groupes Mongollar et Kadaslar, certains des disques les plus recherchés du genre.



 Selda, Dane Dane Benleri, 1971.
Ici Selda nous offre une chanson folk, pas aussi percuttant que celles de son 1er album, mais quand même une belle mélodie.

                                         

Aug 24, 2011

24.1 Egypte (préface)

Farouk Salama and Hani-Mhana, The Loveliest Oriental dances, Sout El Hob, 19??

L'Égypte et le Liban sont certainement les plus grands producteurs de musique populaire du Moyen-Orient.  Dernièrement, j'ai eu de la chance en trouvant cet excellent disque de Farouk and Hani-Mahna lors d'une visite à l'Armée du Salut.  J'ai pas encore vraiment d'infos sur ce disque à part qu'il fut produit au Caire pour la maison de disque Sout El Hob.

À suivre ..

Entre-temps, écoutez moi ces percussions et osez me dire que c'est pas un disque de malade cette affaire-là !!!

Mot de la direction :  Je viens de quitter Facebook, si vous suiviez le blogue via ce réseau, je vous conseille de maintenant le suivre sur Twitter. merci. 

Mar 23, 2009

9 Irak

Give Me Love : Songs Of The Brokenhearted – Baghdad, 1925 -1929, Honest Jons Records, 2008

La richesse de la musique iraquienne est issue d’une longue histoire mouvementée. Ses traditions remontant jusqu’à l’ère Abasside (+/- 750 à 1250), période ou le Moyen-Orient était contrôlé par un vaste empire établi à Baghdad, intègrent également plusieurs éléments hérités de la culture de l’empire Ottoman, de la musique perse et plus tardivement de la musique populaire du Liban et de l’Égypte. Avec la compilation Give Me Love : Songs Of The Brokenhearted, la compagnie Honest Jons trace un portrait de la musique populaire mélancolique enregistrée en Irak pendant les années 1920, une époque où la plupart des musiciens professionnels de Baghdad étaient d’origine juive. Les pièces présentées sur cette compilation sont un échantillon de quelque 900 chansons enregistrées pour le compte de la compagnie Gramophone/EMI entre 1925 et 1929 et qui étaient destinés aux magasins de disques iraquiens sous la forme de 78 tours.

Dans le monde arabe, la langue est véritablement au cœur de la culture et la poésie y est une des formes d’art, sinon la forme d’art la plus respectée. La musique quant à elle, est plus accessoire et sert, via ses modes musicaux, ses orchestrations et ses tempos, à établir des ambiances qui mettent en valeur le texte ainsi que la performance d’un chanteur ou d’une chanteuse. Souvent, les pièces sont improvisées et/ou prennent la forme de chansons à répondre où chacun des couplets est suivi d’une reprise instrumentale de la mélodie par l’orchestre. Les orchestrations sont généralement assez simples et comprennent des instruments à cordes comme le violon et le oud, un cousin du luth, traditionnellement associé à la musique du Moyen-Orient, des instruments à vent et des percussions. Les rythmes sont simples, répétitifs et les tempos modérés permettent à la voix de bien être mise en évidence ; les variantes provenant principalement des intonations et des tremolos dans la voix du chanteur.

À écouter :

Le ton de Give Me Love : Song of the broken hearted est définitivement mélancolique et à première écoute, les chansons peuvent sembler similaires. Les gens d’Honest Jons ont cependant eu l’amabilité d’inclure des traductions, des résumés ou encore de courtes explications permettant de mettre en contexte et d’apprécier les subtilités de chacune des 22 chansons de ce disque. La pièce Min Fergetak Lilyom / Since The Day You Left est une chanson assez simple où un homme se sent ignoré par celle qui l’a laissé. Typique, efficace et preuve que la peine d’amour est un de ces sujets universels et intemporels.

I haven’t slept since the day you left.

You were away for five days, it felt like a thousand.

Ohhhh, ohhhhh.

You walked past with your nose in the air, you never said hello.

Accursed by your love, I am not worthy of greeting.

You walk past with your nose in the air, you’re not interested in me.

My undoing was to tall for a beautiful, dark woman.


Min Fergetak Lilyom / Since The Day You Left


Jan 13, 2009

6 Turquie

Selda, éponyme, 1975, Turkuola, ré-édition B-Music/Finderkeepers, 2006

À partir des années 1940 et 1950 la Turquie se développa une tradition de musique rock s’inspirant de l’occident et qui comprend sans doute une poignée des 45 tours les plus éclectiques et surprenants de l’histoire de la musique rock. Pendant les années 1960 et 1970, certains groupes rock comme Apaslar (Les Appaches), Mongollar (Les Mongols) et Ersen s’inspirèrent des groupes populaires des États-Unis et de l’Angleterre pour créer une un bon rock typiquement turc. Cette musique, connue sous l’appellation de rock anatolien, s’apparente à du rock légèrement progressif et, se démarquant toutefois par ses textes chantés en turc et ses synthétiseurs ou guitares électriques reproduisant des mélodies inspirées du folklore anatolien.

Selda Bagcan est sans doute l’une des plus importantes figures de ce courant. Souvent comparée à Joan Baez, elle débuta sa carrière en 1971 comme chanteuse activiste et revendicatrice. Elle développa rapidement une réputation de chanteuse engagée, prête à subir les conséquences de ses revendications. Son attitude et ses actions l’amenèrent d’ailleurs à séjourner en prison pendant la première moitié des années 1970.

En 1975, la maison de disque progressiste Turkuola offre l’opportunité à Selda d’enregistrer ses deux premiers disques. Le premier de ces deux albums éponymes est un mélange unique de folk radical, de rock psychédélique, de funk et d’effets électroniques. Son deuxième disque est, quant à lui, un effort plus folk et beaucoup plus sobre. Encore aujourd’hui, 30 ans après sa sortie originale, le premier disque de Selda est toujours aussi percutant et surprenant. Le son lourd ainsi que les sonorités expérimentales et funky sont le fruit de la collaboration avec le groupe Dadaslar alors dirigé par les producteurs et musiciens, Zafer Dilek et Arif Sag. Les autres disques produits par ces deux pionniers de la musique expérimentale turque sont aujourd’hui également très prisés par les collectionneurs et amateurs de musique psychédélique.

Après la parution de ses deux premiers albums, Selda continua de sortir régulièrement des disques et cassettes, en plus de se faire une réputation enviable dépassant les frontières de la Turquie. Elle est encore active aujourd’hui et continue de jouer les pièces de son imposant répertoire.

À écouter :

Yaylalar est une pièce unique. La rythmique et la basse au début de la chanson seraient déjà suffisantes à ravir tout amateur de funk. L’ajout de la mélodie jouée au synthétiseur ainsi que la voix de Selda l’élève au statut d’un classique. Même si le texte est en turc, on peut sentir dans les intonations vocales de Selda son engagement et son côté radical.

Selda - Yaylalar

Nov 25, 2008

3 Syrie


Omar Souleyman, Highway to Hassake (Folk and Pop Sounds of Syria), Sublime Frequencies, 2006

Localisé au cœur du Moyen-Orient, la Syrie était jadis un véritable carrefour culturel qui rayonnait à travers le monde Arabe. Le pays a conservé aujourd’hui ses traditions musicales plus classiques, mais sa musique populaire s’inspire désormais davantage de la culture de masse populaire de l’Égypte et du Liban.

En Syrie, il semble qu’Omar Souleyman soit une légende. Son impressionnant catalogue de cassettes, qui comprend quelque 500 titres, serait visible et disponible tant sur les tapis des vendeurs itinérants que dans les marchés et boutiques de l’ensemble du pays. Highway to Hassake, son premier cd disponible en Amérique du Nord, est un échantillon qui comprend les meilleures pièces issues de ces cassettes produites entre 1996 et 2006.

La compagnie Sublime Frequencies présente le disque Highway to Hassake comme un portrait de la musique populaire syrienne actuelle. La musique d’Omar Souleyman semble être conçue avec l’objectif d’aliéner une audience en la gavant de rythmes rapides et répétitifs. Plutôt simples, la majorité des pièces prennent la forme de chanson à répondre où chaque court couplet est suivi de quelques mesures de claviers ou de luth jouées à une vitesse frôlant l’hystérie. Le tout est appuyé par une section rythmique synthétique, répétitive et frénétique ainsi que des mélodies et instrumentations qui rappellent la musique libanaise, turque, iraquienne et égyptienne. La qualité des enregistrements est souvent passable, parfois même médiocre, et Omar Souleyman n’est certainement pas un grand chanteur ; malgré ce manque de finesse et de subtilité, sa musique a le mérite d’être déstabilisante, entraînante et vraiment efficace.

À Voir :

Le vidéo pour la chanson « Leh Jani », première piste du cd, est tout simplement incroyable. On y voit Omar Souleyman se faire aller la moustache et les lunettes, en compagnie de ses musiciens devant un auditoire en délire. C’est bordélique et chaotique, mais franchement sympathique.

''Leh Jani''