La période de la fin des années 1960 et du début des années 1970 est sans doute l’une des phases des plus exploratoires de l’histoire de la musique moderne. C’est probablement le contexte de libéralisation et de modernisation de l’époque combiné à l’émergence de plusieurs innovations technologiques qui a ainsi poussé de nombreux musiciens à explorer de nouvelles textures musicales et à fusionner les genres.Le pianiste belge Marc Moulin est l’un de ces musiciens dont les expérimentations ont influencé le cours de l’histoire de la musique jazz et électronique, en plus d’inspirer de nombreux groupes et musiciens contemporains tels que Air, Stereolab, DJ Shadow et autres.
En 1969, Marc Moulin forme, avec le guitariste Philip Catherine, le groupe Placebo. Pionnier dans le genre de l’acid jazz, Placebo était en quelque sorte un collectif des musiciens de l’avant-garde belge de l’époque. Fusionnant des structures musicales et des arrangements hérités du funk, du jazz et du rock, ils créent une musique très cinématographique, rappelant parfois les bandes sonores de films de Serge Gainsbourg et Michel Colombier, où le côté exploratoire se manifeste principalement par l’utilisation de claviers et autres nouvelles machineries électroniques.Entre 1971 et 1974, le groupe enregistre trois très bons disques, dont certaines des pièces comme Balek et Humpty Dumty sont devenues des morceaux cultes de l’acid jazz.
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